Interopérabilité des logiciels vs Logiciel unique

Certains SSTI continuent de lire dans le rapport Lecocq une préconisation vers un logiciel métier unique.
Ils se trompent.

Objectivement, ce que le rapport préconise d’unique, c’est un guichet unique, un interlocuteur unique, une cotisation unique et un (nouveau) document unique. C’est déjà beaucoup !

Mais de logiciel unique, point.

Il faut lire jusqu’à la page 96 et son encadré 17 (Le point de vue des usagers) : « Parmi les propositions formulées, les participants ont évoqué […] la promotion d’un logiciel métier commun répondant à un cahier des charges ambitieux. »
Ce « logiciel métier commun » n’est mentionné nulle part ailleurs dans le rapport et certainement pas dans ses recommandations.

Ce qui, par contre, est préconisé dans la Recommandation N°12, c’est : “Permettre l’exploitation collective des données à des fins d’évaluation et de recherche et généraliser l’interopérabilité des systèmes d’information”.

L’interopérabilité des systèmes d’informations, des bases de données (cf. p 68 et 78) et des logiciels (cf. p127) est un moyen certainement plus moderne et plus efficace que le « serpent de mer » du logiciel unique pour réaliser l’exploitation collective des données.

Et, bien sûr, l’interopérabilité des logiciels suppose qu’il y en ait plusieurs…

2 thoughts on “Interopérabilité des logiciels vs Logiciel unique

  • Y a t -il un risque que seuls certains logiciels  » bien implantés  » en France ne soient retenus ? Ou qu’un logiciel unique soit demandé au niveau régional ?
    Merci de votre réponse
    Bien cordialement
    Dr Gillard

    • Dr Gillard,

      Les régions mènent déjà des réflexions communes sur la convergence des pratiques et une seule à ma connaissance – la Bretagne – a convergé vers le choix du logiciel.
      Je persiste néanmoins à dire – mais cette réponse n’engage que moi – que le logiciel unique, au niveau national comme régional, n’est pas le bon objectif. Comment accorder des services qui ont des tailles, des cultures, des enjeux si différents ? Pourquoi vouloir faire dans la santé au travail ce qui n’existe nulle part ailleurs ?
      C’est l’interopérabilité des logiciels qui est la cible, pour qu’il soit possible de consolider les données, anonymisées bien sûr, au niveau régional et national, quel que soit le logiciel source. C’est une des recommandations du rapport Lecocq.

      Bien cordialement,
      Joël Pastré

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